Qui vit en France dans un logement inconfortable ?

Projet immobilier - Publié le 20/11/2008

Qui vit en France dans un logement inconfortable ? (31 /1 0/2008 par Universimmo) C’est la question à laquelle essaie de répondre une analyse des données de l’INSEE par l’Observatoire des inégalités, organisme indépendant de sociologues et d ‘économistes se donnant pour mission d’étudier et dénoncer les inégalités en France ; la réponse est : un quart des locataires du parc privé, 28 % des ménages modestes, et plus de la moitié des immigrés d’Afrique Sub-saharienne !

Sont dit “inconfortables” par l’INSEE les logements de mauvaise qualité en termes de disponibilité d’eau courante, d’humidité, ou de chauffage, ou de surface trop petite par rapport au nombre d’occupants. Un logement est surpeuplé quand il ne comprend pas une pièce de séjour pour le ménage, une chambre pour les personnes qui vivent en couple, une pour les célibataires de 19 ans ou plus, une pour deux enfants, s’ils sont du même sexe ou s’ils ont moins de 9 ans, sinon une chambre par enfant. Les logements d’une pièce supérieurs à 25 m2 pour une personne seule ne sont pas considérés comme surpeuplés.

L’Observatoire constate aussi que si sur le long terme les conditions de logement s’améliorent, cette amélioration n’est pas la même pour tous. Les jeunes générations qui ont emménagé dans la période de flambée des prix ont dû revoir leurs aspirations à la baisse vis-à-vis de leurs aînés : ainsi 28 % des moins de 30 ans vivent dans un logement inconfortable, soit le double de la moyenne nationale (14 %). Ils sont victimes d’un effet de ciseau, avec une pression sur les revenus d’un côté et la hausse du coût du logement de l’autre, ce qui se répercute sur leurs conditions de vie.

Les immigrés combinent de bas revenus et des familles plus nombreuses en moyenne : ceux qui sont originaires d’Afrique Sub-saharienne sont plus de 50 % à vivre dans un logement inconfortable. Une partie subit le sort des “marchands de sommeil” et doit payer des loyers élevés pour des logements insalubres.

D’une façon générale, le logement inconfortable est le lot d’une partie beaucoup plus importante des catégories modestes (28 % sont dans ce cas) et des ouvriers (20 %), dont les revenus sont insuffisants pour accéder au confort “normal”. Enfin, l’écart est considérable entre les propriétaires (7 %) et les locataires du secteur privé (25 %) ainsi qu’entre ceux qui occupent une maison individuelle (10%) et ceux qui vivent en appartement (20 %).