Optimiser l’isolation dans la maison
A l’heure où la protection de notre environnement est au cœur des préoccupations, veiller à ce que l’isolation de votre logement soit efficace est le garant pour faire des économies tant financières qu’énergétiques. Réduire les rejets de gaz à effet de serre en étant confortablement chauffé est l’objectif d’une bonne isolation.
Comment optimiser l’isolation, dans quel ordre procéder et grâce à quelles subventions ? Eléments de réponse.
Par où commencer les travaux d’isolation ?
La première question à se poser est : pour quel usage ai-je besoin d’isoler ma maison ?
En
fonction de vos besoins et de l’état de votre logement, il faudra procéder
par ordre
de priorité. Effectuer des travaux d’isolation a un coût, lequel varie réellement
selon l’étendue de la mission à accomplir.
Vous pouvez décider d’isoler votre logement par l’intérieur ou par l’extérieur.
Isoler par l’extérieur sera plus couteux mais vous aurez la garantie de chasser les courants d’air (ponts thermiques). Cette opération est intéressante financièrement si votre habitation comporte plus de deux étages compte-tenu des déperditions de chaleur liées aux niveaux.
Veillez dans ce cas à faire une demande de travaux, voire de permis de construire car l’aspect extérieur de votre maison sera modifié.
Pour détecter les faiblesses de votre maison et faire le point sur l’ensemble des énergies qui nécessitent ou non d’être optimisées, faites faire un Diagnostic de Performance Energétique (DPE) par un professionnel.
Bon à savoir : le coût des travaux d’isolation est compensé par des économies de chauffage, et le cas échéant par le crédit d’impôt et autres aides financières.
La marche à suivre, par ordre de priorité :
LA TOITURE ou LES COMBLES
Une toiture non isolée est le premier vecteur de déperdition de chaleur (30%). C’est pourquoi les travaux d’isolation de toiture sont très vite amortis. Dans certains cas, vous pourrez bénéficier d’avantages fiscaux.
LES MURS
Isoler les murs est une étape incontournable si votre maison relève d’une construction antérieure aux années 1980. Cette opération révèle des gains très avantageux car on en ressent très vite les bienfaits. Attention toutefois car il s’agit d’un chantier important et relativement onéreux, surtout lorsqu’il s’agit d’une isolation par l’extérieur.
Si votre habitation est une maison à ossature, l’isolation des murs est une nécessité.
L’injection reste la technique la plus courante (insérer une couche isolante entre les deux parois de murs extérieurs creux).Il faut dans cette hypothèse faire appel à un professionnel.
Un bricoleur amateur peut sinon recouvrir le mur de plaques d’isolant.
LES SOLS
Les revêtements de sols contribuent peu à l’isolation des planchers. En fonction de l’exposition de la sous-face du sol et du niveau de confort attendu dans la pièce, l’isolation mérite d’être optimisée.
S’il s’agit d’une construction ancienne, il sera probablement nécessaire de recourir à une isolation par le doublage de la sous-face du plancher (si elle est accessible), ou en recouvrant le plancher d’un revêtement isolant.
Les constructions dites récentes ne sont pas concernées.
LES FENETRES ET LES PORTES
Fenêtres
· L’idée est de garantir une étanchéité à l’eau mais aussi à l’air ;
Pour ce faire, utilisez des joints de calfeutrage entre le dormant et l’ouvrant de la fenêtre. Différents joints sont proposés, mais le joint en silicone est le meilleur de tous, puisqu’il épouse naturellement la forme du dormant tout comme celle de l’ouvrant
· Dans bien des cas, il convient de remplacer l’existant par de nouvelles fenêtres, dotées d’un double-vitrage (soit en gardant le dormant initial, soit en le remplaçant)
·
S’il
s’agit d’une nouvelle huisserie, il peut être nécessaire de projeter de la
mousse
(en polyuréthane) afin de boucher l’air qui provient de l’extérieur (résultant
des vides
de maçonnerie restant entre le dormant et la nouvelle fenêtre)
· Installer des volets roulants permet aussi d’améliorer l’isolation (surtout lorsqu’il est intégré au bloc-fenêtre). Actuellement, seuls certains volets roulants en PVC bénéficient du crédit d’impôt.
Portes
·
Calfeutrer
le pourtour des portes, les rendre étanches à l’air (par la mise en place
de joints tubulaires ou en mousse, ou par des lames flexibles par exemple)
Nota Bene : pensez à calfeutrer également l’ouverture de votre boite aux lettres si cette dernière est intégrée à votre logement et à calfeutrer les serrures (l’air froid peut s’infiltrer).
· Calfeutrer les portes pour éviter les courants d’air (plinthes flexibles ou basculantes, pas de porte souple…)
Attention à ne pas boucher les entrées d’air nécessaires à la ventilation réglementaire de votre habitation.
LES RADIATEURS
Apposez un film réflecteur sur le mur contre lequel chaque radiateur de chauffage central est installé permet d’éliminer l’absorption de chaleur véhiculée par le radiateur.
LES TUYAUTERIES et BALLONS D’EAU CHAUDE
Le gel est le principal ennemi des tuyauteries. La première chose à faire : encapsulez votre ballon d’eau chaude ainsi que les tuyauteries transportant de l’eau chaude (chauffage ou sanitaire). En quelques mois seulement, vous ressentirez le bénéfice de cette opération, facile et bon marché. Pensez également à isoler les tuyauteries transportant de l’eau froide, qui peuvent geler si elles passent dans des zones non chauffées.
Afin de pallier les sévères baisses de température, équipez-vous de chemises d’isolation adaptées au ballon d’eau chaude. Cela évitera un gaspillage conséquent d’énergie, voire le gel du ballon si ce dernier n’a pas été vidangé.
Le choix de l’isolant dépend de l’usage que vous souhaitez en faire.
Faire le choix de matériaux isolants
L’objectif est de maintenir un confort et une respiration tout au long de l’année au sein de votre habitation. La ventilation est le garant contre les moisissures et les problèmes de condensation.
Le but est donc de choisir un isolant qui maintient la chaleur durant les saisons froides et assure de la fraicheur en été.
Ainsi, l’isolant doit remplir les fonctions suivantes :
- éviter les ponts thermiques (courants d’air), en remplissant tout l’espace
- résister à l’humidité ou à la chaleur
- résister aux variations de température (chaud/froid, voire grand froid).
Très en vogue actuellement, les matériaux « durables » ont la cote, car ils remplissent tout aussi bien leur objectif d’isolant que les matériaux synthétiques.
Faire le choix de ses matériaux en
fonction de votre budget et de vos besoins, aujourd’hui c’est possible !
A titre indicatif, voici
un tableau comparatif des isolants :
|
Produit isolant |
Energie
grise |
Conductivité thermique « lambda » W/m, C° * |
Prix en € |
|
Laine de lin |
30 kWh |
0,037 W |
13,00 € |
|
Chanvre en vrac |
48 kWh |
0,05 à 0,07 W |
15,00 € |
|
Laine de coton |
48 kWh |
0,04 W |
30,00 € |
|
Brique de chanvre |
50 kWh |
0,071 W |
32,00 € |
|
Laine de mouton |
56 kWh |
0,035 à 0,045 W |
12,00 € |
|
Plumes de canard |
60 kWh |
0,033 à 0,035 W |
11,00 € |
|
Ouate de cellulose |
60 kWh |
0,035 à 0,040 W |
8,00 € |
|
Ouate de cellulose |
150 kWh |
0,035 à 0,040 W |
22,00 € |
|
Laine de roche |
150 kWh |
0,037 à 0,047 W |
7,70 € |
|
Fibre de bois |
160 kWh |
0,05 W |
20,00 € |
|
Laine de verre (!) |
250 kWh |
0,035 à 0,055 W |
4,50 € |
|
Polystyrène |
450 kWh |
0,04 W |
7,50 € |
|
Liège expansé |
450 kWh |
0,05 W |
34,00 € |
|
Polystyrène |
850 kWh |
0,03 W |
12,00 € |
|
Polyuréthane (!) |
970 kWh |
0,025 W |
17,00 € |
(!) Matériau non reconnu comme durable
* Pour une épaisseur
équivalente, plus la valeur est faible, plus l'isolant est efficace
** Prix constatés en juillet 2009 auprès de professionnels pour une épaisseur
équivalente
source : voizo.fr
Aides financières
· Le Crédit d’impôt peut être accordé pour les interventions suivantes :
Un crédit d’impôt au taux de 25% peut être accordé pour les travaux de certains matériaux d’isolation thermique (isolation des parois vitrées et opaques, installation de volets isolants, mise en place de système de calorifugeage)
Ce taux est porté à 40 % à la double condition que les équipements soient installés dans un logement achevé avant le 1er janvier 1977 et que leur installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la 2ème année qui suit celle de l'acquisition du logement.
· Subventions de l’ANAH
Sous certaines conditions, l’Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat peut attribuer des subventions pour des travaux d’isolation de votre logement, lequel doit être achevé depuis au mois quinze ans (à la date où la décision d’accorder la subvention est prise).
Par ailleurs, ledit logement ne doit pas avoir fait l’objet :
→ d’une autre demande de financement de l’Etat
→ d’un prêt à taux zéro pour les dix années précédant la demande.
Les travaux doivent :
* couvrir un montant excédant 1 500 euros
* être compris dans la liste des travaux subventionnables (www.anah.fr)
* être effectués par un professionnel et ne pas avoir démarré sans que l’accord ne soit parvenu.
Anne, www.e-redacteur.com



